« L’être humain : ses traditions »

24 avril 2009 – Ollon

Comme il se doit dans toute invitation traditionelle, tout était parfait : les hôtesses, Nadège et Denise nous ont accueillis, en costume traditionnel, avec une soupe fleurant irrésistiblement la tradition, dans un lieu rempli de traditions et destiné à en perpétuer de nouvelles, parfait pour l’occasion, le Château de la Roche à Ollon. En pénétrant dans le caveau où étaient servies les agapes (vin gouleyant, tartes exquises et autres régals, ô moment délicieux….), on quittait d’un coup l’atmosphère printanière et le jour du dehors, pour plonger dans une atmosphère hors du temps et de l’heure.
Une fois chacun (ou presque) abreuvé et nourri, nous nous sommes installés devant la petite scène. Là, Nadège nous a nourri encore, d’abord en nous présentant les lieux, par une histoire ensuite, puis notre si chère présidente nous a, pour la dernière fois (ô moment d’émotion), donné quelques nouvelles de notre Arbre et accueilli en son nom.

Alors se sont succédé sur la scène (je crains d’en oublier une en tentant de citer leur nom) les conteuses, toutes talentueuses, chacune avec une présence, une voix, une histoire tellement à elles, et c’était beau de voir chacune prendre sa place, occuper l’espace et peu à peu nourrir notre imaginaire.Il fut question de traditions lointaines et de souvenirs intimes, on reçut enfin la réponse à une question essentielle : l’origine de la religieuse, on fut amené à se ramener en arrière, du côté de l’enfance, des ancêtres, des racines, de l’animal en nous ou à côté. On partit, une fois encore, derrière le joueur de flûte, entrant à sa suite dans la roche… Par chance et à regrets, nous en sommes ressortis, reconnaissants, et un peu étourdis.
Claire Heuwekemeijer

« l’être humain : ses sagesses »

23 janvier 2009 – Pully

Oyez bonnes gens ! Dame Dani nous a accueilli en son palais (dont un petit coin est habité par elfes, fées et farfadets) Avec vélocité mais calme, nous avons dégusté mets succulents, vins capiteux et diverses boissons dont la table était chargée. Puis Dame Fabienne nous a transmis nouvelles et messages. Introduits par le son de la harpe, nous avons écouté les enseignements malicieux ou avisés des sages du monde entier. Ensuite gâteaux et desserts ont adouci la séparation. Ceux qui sont venus étaient heureux, je crois; ceux qui n’étaient pas là viendront peut-être la prochaine fois.
Rose-Anne Ribordy

« l’être humain : ses faiblesses »

10 septembre 2008 – Neuchâtel

La faiblesse, elle était là, et son chien… entendez par là qu’elle en avait, comme on dit d’une fille qu’elle en a – est-ce qu’on dit encore cela, « Cette fille, elle a du chien! »? Si la faiblesse est toute pâle, il y avait également là du crochet, comme un crochet du gauche, donc de la couleur au cercle des conteurs de Neuchâtel le 10 septembre: parce qu’il fallait se crocher pour y arriver. Migration de l’escalier du Château à la rue des Moulins, en découvrant le vieux Neuchâtel, cela faisait voir deux fontaines, des pavés, des mascarons, des portes voûtées et une belle grimpée dans la cour très antique bâtiment, voilà, on est chez Sylvie; migration par Aubonne et autres petites routes pour ceux qui venaient de Genève chassés de l’autoroute par un accident. Et chacun a dit comme c’était bien fléché: voilà les grâces du crochet. C’était bien, c’était de nouvelles rencontres, c’était de nombreuses communications d’une présidence en tension entre la montée des péripéties et l’horizon de deux démissions au comité. C’était des contes vraiment marquants, des vrais contes de fond des bois avec des petites vieilles, des ânes et des hyènes, des contes qui roulent l’envie dans sa faiblesse, et quatre minutes au four de parole, à déguster en mâchant bien pour les faire à son estomac. Voilà. Est-ce qu’une petite faiblesse ne fait pas une grosse envie?
Christiane Givord

« l’être humain : ses superstitions »

7 novembre 2008 – Genève

Après avoir passé par le filtre du sel et de l’ail, s’être transmis sept fois sept gousses et les herbes, nous voici réunis dans le jardin pour vivre une incroyable aventure ! La spirale de l’oie nous fait découvrir les comptines, les recettes et les devinettes pour éloigner toute infâme créature ! A Plan-les-Ouates, sous la houlette de Danièle et de Diane qui ont travaillé comme des fourmis, goules, démons, sorcières et vampires se sont tenus à l’écart ! Merci et BRAVO à toutes les deux ! Vous nous avez enchantés, ensorcelés, époustouflés ! Vous êtes les génies de nos lampes !
En tandem : Denise Favre et Nadège Berger